Suite de la tribune de l'opposition parue dans "Elancourt Magazine" de mai 2019, limitée à 1200 caractères dans sa version papier.
 

Piscine : où en sommes-nous ?

D’après nos informations, la ville de Maurepas se serait empressée de prendre les dispositions pour faire démolir la piscine. Piscine qui - rappelons-le - était fréquentée par nos enfants en activités scolaires, conformément aux programmes, et dans un cadre sportif ou de loisirs pour l’ensemble des élancourtois.

Lors de la commission des finances d’avril 2019, un projet de délibération concernant la répartition financière des frais de construction entre notre ville et Maurepas a été retiré de l’ordre du jour.

A l’heure où nous écrivons, début avril 2019, nous n’avons pas d’éléments clairs.

Selon l’adage : « Quand c’est flou il y a un loup ! » et pour ce dossier nous nageons en eaux troubles !

Les Elancourtois-ses se disent lésés de ne plus avoir de piscine de proximité. Voilà une vérité que l’on aura du mal à contrecarrer.

L’accès à l’apprentissage de la natation reste compliqué pour nos enfants, alors que les statistiques sont alarmantes sur le nombre de jeunes ne sachant pas nager. Les activités en piscine participent au maintien de la forme physique, des jeunes comme des moins jeunes.
 

L’emplacement de ce centre nautique permet à une majorité de seniors de pouvoir s’y rendre facilement.

Nous rappelons qu’une réhabilitation à moindre coût était possible mais a été ignorée par pur calcul politique. Si cette décision avait été prise dès 2014, aujourd’hui nous pourrions depuis longtemps utiliser cet équipement.

Cette nouvelle piscine, annoncée par monsieur Garestier, maire (LR) de Maurepas à grand renfort de publicité, engendre bien des questionnements. 

Suite de la tribune de l'opposition parue dans "Elancourt Magazine" d'avril 2019, limitée à 1200 caractères dans sa version papier.
 

Votre avis nous intéresse !

Comme beaucoup de français, les élancourtois sont souvent dépités et se tiennent de plus en plus éloignés de la politique. Le développement des outils de démocratie participative permet d'atténuer le risque de clivage croissant entre experts et citoyens. Depuis une vingtaine d’années, les ‘experts’ jouent un rôle de plus en plus important dans l’orientation des débats de société, qu’il s’agisse des grandes questions environnementales, économiques ou financières. Le débat public a ainsi tendance à être confisqué par les « sachants », ceux qui maîtrisent la technicité du débat, les citoyens étant souvent disqualifiés au motif qu’ils ne savent pas. La démocratie participative a un rôle essentiel à jouer pour ouvrir les procédures d’expertise à la société. Elle implique, en effet, que les données scientifiques soient rendues accessibles au public. Elle permet aussi de maintenir une expertise pluraliste, contradictoire et attentive aux expressions de la société.

Il est intéressant de réfléchir ensemble à la forme locale que peut prendre cette participation.

Donnez-nous votre avis en nous adressant un message

Comment nous contacter ? via le formulaire de contact.

Suite de la tribune de l'opposition parue dans "Elancourt Magazine"  sur le bilan du mandat et avril 2019, limitée à 1200 caractères dans sa version papier.
 

Tel un marin sans boussole

Après 23 ans de mandat, notre Maire ne manquera pas de dresser une fois de plus un tableau élogieux de son action.
En réalité, le patrimoine de la ville se dégrade (maison de quartier la Villedieu, salle de l’Armanderie, Stade Boniface et autres…), mais à quoi bon entretenir l’existant quand seul compte le futur ?
Si de grands panneaux vantent 0% d’augmentation d’impôt en 2019, où était l’information quand ils ont encore augmenté l’année dernière. Encore un coup de "comm" !
"30% de délinquance en moins", bravo, mais depuis quand, sur quelle période, sur quels chiffres réels ? Fouillez vos archives, c’est le même pourcentage qui vous est annoncé chaque année depuis plus de 20 ans. Impressionnant ! Plus c’est gros…
Les sommes dépensées dans le numérique, dans "l’école du futur" nous auront couté plusieurs points d’impôts sans que des résultats probants n’aient encore jamais été publiés. En revanche, la maintenance et l’obsolescence rapide de ces outils peuvent être facilement calculés et leur montant vient gonfler le gouffre financier.
École du futur, commissariat du futur, ville du futur, agglomération du futur, ....maintenant que le Maire est aussi président de SQY, ce ‘futur’ mis à toutes le sauces masque en fait une inaction et un immobilisme au présent. Les récents mouvements sociaux crient que si le futur sera doré, il faudrait déjà finir le mois ! Le propre du futur, c’est – comme pour l’horizon – qu’il est toujours devant et qu’il se dérobe. Où voulons-nous aller ? Car, sans boussole, on risque de ramer longtemps !

Et encore, il n’a pas atteint la piscine qui promet déjà quelques surprises financières peu agréables dans les mois qui viennent. Là encore, même si cet équipement n’est pas sur notre commune, le montant de notre participation aurait dû inciter à un plus grand contrôle. Un entretien et une remise en état étaient possibles. Ils ne le sont sans doute plus aujourd’hui, après avoir laissé pourrir les choses durant 4 ans. Mais toujours sans boussole, à quoi bon une piscine du présent, accessible aux élèves et aux habitants d’Elancourt alors que nous allons payer très cher une ‘piscine du futur’ dont l’équilibre financier est déjà remis en question et qui s’opacifie chaque mois un peu plus avec une concertation de façade.
Suite de la tribune de l'opposition parue dans "Elancourt Magazine" de mars 2019, limitée à 1200 caractères dans sa version papier.
 

Un budget sous influence

Lors de l'examen du projet de budget 2019, nos interrogations ont porté à la fois sur le contexte national et sur le contexte local.

Tout d'abord, la situation nationale montre que les français ne comprennent plus les politiques menées, et pour un grand nombre d’entre eux, ne s’y reconnaissent pas. Ils réclament plus de justice et plus de solidarité. Là aussi, monsieur le Maire, nous ne voyons pas la réponse au niveau local que vous apportez aux attentes de nos concitoyens. Et si vous nous dites que nous sommes responsables de la crise sociétale que nous connaissons aujourd’hui, nous vous le disons haut et fort, en tant que représentants du Parti Socialiste sur la ville : Oui ! Nous sommes fautifs de n’avoir pas avoir entendu l’attente des français qui souhaitent plus de justice sociale. Oui ! Nous aurions dû lancer une grande et profonde réforme fiscale et expliquer en parallèle combien nos services publics sont source de cohésion. Oui ! Nous aurions dû travailler à la relance de l’ascenseur social pendant la période où nous avons exercé le pouvoir.

Ce bilan nous le faisons et nous en tirons les enseignements, alors que vous vous n'êtes pas vraiment en porte-à-faux avec la politique du gouvernement et sa majorité la République En Marche, ils ne font qu’appliquer des orientations que vous avez soutenues (suppression de l’ISF, diminution des cotisations sociales, diminution des APL ….) contre lequel la France grogne. 

Ensuite, nous constatons que la population est en baisse sur Elancourt, l'une des causes en est son vieillissement. C’est un constat illustré par les chiffres et nous ne comprenons pas - mais vous allez surement nous l’expliquer - comment les impôts et taxes des élancourtois augmentent ? Probablement la baisse des dotations de l'Etat et la réforme de la taxe d'habitation plutôt que les effets dus à la baisse de la population .

Enfin nous ne voyons pas dans votre projet comment la ville d'Élancourt prend sa part dans la transition écologique et comment vous aidez les ménages les plus modestes à y faire face.

En clair, monsieur le maire, nous réclamons que votre prévision budgétaire intègre.

  • Une politique de solidarité
  • En engageant une réforme du quotient familial plus juste pour les élancourtois.
  • La mise en place d’une politique plus soutenue aux familles dans le cadre de la garde d’enfants chez une assistante maternelle libre.
  • Un soutien aux plus modestes pour les aider à s’équiper dans le cadre de la transition écologique.
  • Une politique de préservation du patrimoine immobilier et de soutien aux associations
    • Un entretien plus régulier du patrimoine de la ville et un arrêt d'une forme de politique de la terre brulée qui laisse les choses se dégrader et qui nécessite ensuite des investissements couteux et ne marque aucunement une politique responsable alors que vous êtes aux responsabilités depuis près d'un quart de siècle.
    • Un service de qualité aux associations en leur octroyant des locaux entretenus et en ne leur demandant pas d’en assurer le service d’entretien.
    • Un accès facilité aux salles communales pour faire vivre la citoyenneté.
  • Une politique éco responsable contribuant à préserver l’avenir des générations futures
  • Réfléchir en concertation avec la population et proposer des nouveaux dispositifs plus économes.
  • Limiter l’usage du papier (arrêt d’une communication inutile et couteuse par le triplement de l'envoi des cartes de vœux à une même personne)
  • Proposer des ateliers écocitoyens.
  • Mettre en place une politique zéro déchet pour les événements municipaux.

Depuis des années, monsieur le Maire, vous nous dites « il y a ceux qui font et ceux qui causent », et vous êtes de ceux qui font depuis 20 ans. Monsieur le maire, vous et votre équipe municipale, vous faites partie de ceux qui causent mais ne font pas. Après bientôt 25 années, nous verrons bien si les électeurs souhaitent que cela continue pour 6 années de plus. Ce sont bien les élancourtois qui choisiront. La balle est dans leur camp !

Suite de la tribune de l'opposition parue dans "Elancourt Magazine" de janvier 2019, limitée à 1200 caractères dans sa version papier.
 

Meilleurs vœux

Les élus de Gauche du conseil municipal d'Elancourt formulent, à l'aube de cette année nouvelle, des vœux de bonheur, de santé et de prospérité pour tous les élancourtois. La santé pour tous car elle est essentielle pour que chacun puisse s'épanouir tant dans sa vie personnelle que dans son travail. Nous souhaitons que tous les élancourtois en recherche d'emploi puissent voir leurs démarches aboutir. La fin de l'année 2018, a vu des élancourtois, comme des milliers de Français exprimer leur mal être et leur désespérance. Des violences inacceptables ont malheureusement émaillées les cortèges. Comment ne pas entendre les revendications exprimées, témoignage criant d'un sentiment d’abandon des classes modestes et moyennes. Ne pas répondre sur le fond en mettant en œuvre une politique plus juste qui ne fait pas la part belle à la finance et aux plus riches. Les réponses apportées par le Président de la République et son gouvernement n'ont pas répondu aux attentes légitimes de nos concitoyens. Mépriser la demande de justice sociale c'est mettre en danger la démocratie.A Elancourt, comme dans toute la France, nous sommes dans l'attente d'une véritable politique de solidarité, d'humanité, pour aider et soutenir les plus démunis.

A quoi cela sert-il de parler du futur quand nous constatons l'incapacité du maire d'Elancourt à s'occuper du présent ?

En France, et à Elancourt, nous avons besoin d'hommes et de femmes de bonne volonté qui défendent l'intérêt commun et non des intérêts particuliers et qui cherchent le profit sans le partager.

Note :
Notre tribune sur le journal municipal est tronquée car le règlement intérieur voulu par la majorité de droite (LR-UDI) restreint les droits de l'opposition en limitant notre expression à 1200 signes et espaces. Nous compléterons donc notre information auprès des élancourtois via internet et les réseaux sociaux.
Suite de la tribune de l'opposition parue dans "Elancourt Magazine" de décembre 2018, limitée à 1200 caractères dans sa version papier.
 

Baisse de la taxe d’habitation : les Elancourtois s’interrogent !

Le gouvernement a annoncé à grand renfort de communication la suppression de la taxe d’habitation pour 80% des ménages à l’horizon 2020. Dès 2018, 80% des foyers assujettis à la taxe d’habitation sont sensés bénéficier d’une exonération de 30%.

Rappelons d’abord les bases de cette exonération partielle pour 2018 : Elle ne concerne que les résidences principales et, pour que vous puissiez en bénéficier, il est nécessaire que vous  remplissiez deux conditions :

  • Ne pas avoir été assujetti à l'ISF en 2017
  • Avoir un revenu fiscal de référence (RFR) inférieur à un certain plafond

Les plafonds de RFR sont les suivants :

  • 27 000 € pour 1 part
  • + 8 000 € pour les deux 1/2 parts suivantes
  • + 6 000 € par 1/2 part supplémentaire.

Les avis d’imposition sont arrivés et de nombreux Elancourtois ne constatent pas la baisse annoncée et s’interrogent.

A Elancourt, 56,43% des foyers Elancourtois bénéficieront d’une baisse de leur taxe d’habitation.

Cette exonération conduit en théorie à une baisse de 30% de la taxe d’habitation pour les foyers concernés. Mais ce pourcentage est en réalité légèrement inférieur. En effet, pour toutes les communes, suite à l’évolution des bases locatives fixées à 1.2% par l’Etat dans le cadre de la loi de finances 2018, la baisse réelle de la TH n’est en réalité que d’environ 29% au lieu  de 30%.

A Elancourt cette baisse est encore plus faible ! Le Maire d’Elancourt et son équipe ont fait le choix de relever le taux de la TH de 3,02%, alors même qu’en 2015, cette même équipe avait déjà augmenté son taux de 8%.

La taxe d’habitation est un impôt injuste et une réforme en profondeur était nécessaire. La suppression totale de la taxe d’habitation à l’horizon 2021 pour tous les foyers peut apparaitre comme une bonne chose. Hélas rien n’est précisé concernant les modalités de compensation de cette taxe par l’Etat. Nous sommes inquiets sur les conséquences qu’aura à terme cette mesure pour les collectivités locales. Le Gouvernement Macron s’est engagé à compenser à l’euro près la disparition de cette recette, mais à ce jour les choses restent plus que floues et la menace demeure pour les villes de ne plus disposer des ressources nécessaires pour apporter à tous un service public de qualité. Il est vrai que le service public n’est pas la priorité de Monsieur Macron, ni d’ailleurs de Monsieur Fourgous.

Au moment où les ménages voient leur pouvoir d’achat diminuer au fil des jours, la Macronie veut-elle contraindre les villes et les intercommunalités à augmenter dans les années à venir le coût des services qu’elles délivrent, et faire supporter aux seuls propriétaires qui ont pour beaucoup des moyens modestes les augmentation d'impôt en faisant caracoler le foncier ?
 

Note :
Notre tribune sur le journal municipal est tronquée car le règlement intérieur voulu par la majorité de droite (LR-UDI) restreint les droits de l'opposition en limitant notre expression à 1200 signes et espaces. Nous compléterons donc notre information auprès des élancourtois via internet et les réseaux sociaux.