Agglomération de Saint -Quentin, déni de démocratie !

Suite à de nombreuses irrégularités constatées lors de la séance d’installation de la nouvelle agglomération « Saint-Quentin-en-Yvelines » le 9 janvier dernier, notamment la violation du principe de publicité de la séance, un recours en justice a été déposé par des citoyens saint-quentinois contre les opérations électorales de la séance précitée auprès du Tribunal Administratif de Versailles.

En effet, le Président de l’agglomération a fait installer des barrages, empêchant un libre accès du public à la salle des séances. Seuls quelques privilégiés, préalablement inscrits sur les listes de la CASQY pouvaient assister à ce premier conseil communautaire.

Aucune séance d’installation d’une nouvelle intercommunalité en France ne s’est déroulée de la sorte !

Dans un jugement du 10 mars 2016, le Tribunal Administratif de Versailles a décidé l’annulation des délibérations suivantes et des opérations électorales du 9 janvier 2016 :

  • L’élection du président
  • L’élection des vice-présidents
  • L’élection des conseillers communautaires membres du bureau
  • L’élection au sein du syndicat mixte de gestion de la base de loisirs et de plein air de Saint-Quentin-en-Yvelines, Île de Loisirs
  • L’élection des représentants au sein du comité syndical du syndicat intercommunal d'assainissement du Val de Gally Ouest, SIAVGO

Les juges ont rappelé la CASQY au respect du droit et de la démocratie !

L’agglomération, maladroitement gérée par une équipe qui a décidé d’exclure les communes de gauche, a pris un mauvais départ ! Une communauté d’agglomération ne peut pas être confisquée par quelques-uns. Elle ne peut exclure volontairement des territoires et créer une inégalité de traitement entre leurs habitants. Elle doit s’appuyer sur un fonctionnement partagé et un dialogue serein et continu avec les Maires, premiers représentants des habitants.

Cela laisse songeur sur le sérieux et la compétence des dirigeants de l’agglomération qui se prétend désormais « terre d’innovations » ! Formidable «innovation » que d’être la seule communauté d’agglomération en France incapable de respecter la loi dès sa première séance

Lors des nouvelles élections le 9 mai dernier, les élus de Gauche ont constaté que la droite minimise l’annulation, n’en tire aucune conséquence quant à son fonctionnement et ne compte pas remettre à plat la gouvernance, bref elle ne changera rien et reste sur sa position d’exclusion et de mépris.

Pour les nouvelles élections des vice-présidents au sein de l’exécutif, le maire d’Élancourt et son premier adjoint n’ont pas recueillis l’assentiment d’une partie de leur propre camp. Il a manqué 10 voix à Jean-Michel Fourgous et 13 à Gérald Favier, les élus de Gauche ayant décidé de ne pas prendre part au vote.

Une partie de la droite Républicaine, visiblement ne cautionne pas les méthodes du maire d’Elancourt et de son 1er adjoint.

Désormais, il appartient à chacun de tirer les enseignements de cette situation et nous en appelons au bon sens, dans l’intérêt des habitants de ce territoire, pour que la CASQY puisse repartir sur des bases saines.