Tract Europe 20181119

Interview de Michel Besseau sur TV78 le 16 novembre 2018.


 
SPF ElancourtCréée en 1999 l’antenne d’Élancourt du secours populaire est devenue l’une des plus importantes du département des Yvelines.Elle distribue annuellement plus de 3000 colis alimentaires pour 178 familles, soit près de 600 personnes, sans compter le vestiaire, les sorties, les vacances et les aides diverses apportées…

Ses quarante bénévoles consacrent au total plus de 5000 heures tout au long de l’année pour aider les plus démunis d’Élancourt, Maurepas et Coignières.
Depuis sa création, les élus de l’agglomération de Saint-Quentin-en Yvelines lui ont apporté leur soutien par la mise à disposition de locaux dans des conditions financières bienveillantes.

Un projet de restructuration urbaine décidé par la municipalité conduit à détruire, à partir de début janvier 2019, tous les bâtiments du quartier, dont les locaux hébergeant l’Antenne du SPF.

Elle doit donc vider les lieux au 31 décembre 2018. !

Malgré de nombreux échanges entre la mairie d’Élancourt et les responsables du SPF, aucune solution viable de relogement n’a été trouvée. Les propositions faites par les élus concernent la location de locaux commerciaux privés à des tarifs inaccessibles pour une association humanitaire reconnue d’utilité publique.

Il existe sur Élancourt des locaux, actuellement vacants et appartenant à la collectivité, qui pourraient parfaitement répondre à l’accueil des personnes dans le besoin. Le Secours Populaire demande aux élus de mettre à sa disposition un espace accessible aux personnes dans le besoin et aux mêmes conditions qu’actuellement.

Soutenez l’antenne d’Élancourt du secours populaire, signez leur pétition en ligne.

Suite de la tribune de l'opposition parue dans "Elancourt Magazine" de mai 2018, mais limitée à 1200 caractères dans sa version papier.
 

Les politiques d’égalité femmes-hommes hors-la-loi à Élancourt

Obligatoire depuis 2016, chaque collectivité territoriale de plus de 20 000 habitants  doit mettre en œuvre  une politique globale pour l’égalité femmes-hommes, tant en interne que sur son territoire. Chaque année, cette politique doit être formalisée  par un rapport  sur l’égalité entre les femmes et les hommes, présenté avant le  débat  d’orientation budgétaire.  Ce rapport doit faire état de la politique d’égalité professionnelle en interne de la collectivité, mais aussi établir un diagnostic et présenter des programmes pour réduire les inégalités  entre les femmes et les hommes sur le territoire.

Or, qu’a-t-il été présenté aux élancourtois en mars 2018 ? De simples statistiques sur l’emploi des femmes et des hommes dans les services de la municipalité. Pas un mot sur leur rémunération, les projets de formation, la politique de promotion. Rien sur la formation des élu.e.s.
Quant aux politiques à mener sur le territoire pour réduire les inégalités, il n’y en tout simplement aucune. Pas même un début de diagnostic ; le premier pas pour pouvoir concevoir  des programmes d’action  sur la commune. En conséquence, pas la moindre ligne budgétaire affectée à cette problématique.  Pourtant les domaines sur lesquels la ville pourrait agir... ne manquent pas.

Quelques exemples :

  • Dans l’éducation, lutter contre les stéréotypes sexistes dans les centres de loisirs, dans les crèches, en commençant par former le personnel, puis porter une réflexion sur le choix des activités ludiques.
  • Dans la communication interne ou externe de la commune, éviter de véhiculer des stéréotypes sexistes. Le Haut Conseil à l’égalité a d’ailleurs publié un guide pratique sur ce sujet
  • Dans les espaces culturels, promeut-on à égalité des œuvres d’artistes femmes avec celles des artistes hommes ? Met-on en avant des femmes remarquables en leur donnant un nom de rue ou d’équipements?
  • Dans le domaine du sport, regarde-t-on si les budgets dédiés à la pratique du sport sont plus importants pour les garçons que pour les filles; que les équipements profitent plus aux uns qu’aux autres ? Encourage-t-on la pratique du sport d’équipe chez les filles, à participer à des compétitions sportives? Quid de l’encadrement dans les clubs sportifs subventionnés ?
  • Dans le domaine de la prévention, y-t-il des actions organisées pour lutter contre la violence faites aux femmes ?
  • Dans le domaine de l’insertion, comment aider les femmes qui sont majoritaires dans la précarité à accéder à l’orientation et à l’autonomie financière ?

Si des actions sont entreprises sur la commune par des associations ou des services municipaux, ces actions font-elles partie d’un plan global pluriannuel avec des objectifs chiffrés, un pilotage, des évaluations?

Pour cela il faut montrer une volonté politique de traiter de l’égalité femmes hommes avec les élu·e·s, de les sensibiliser, sensibiliser aussi les agent·e·s et la population de la commune.

Y a-t-il une délégation égalité femmes-hommes parmi les élu·e·s ? Une mission égalité femmes-hommes dans les services municipaux, un budget ?  Nous n’en avons jamais entendu parler.

ipadAlors que le maire d'Elancourt a prévu de nouvelles dépenses, en 2017, de 1,2 millions d'euros pour le tout numérique dans nos écoles, d'autres prennent d'heureuses initiatives.

En Grande-Bretagne, un lycée de filles a testé avec succès la « détox numérique »

Le journal LE MONDE relate que les élèves ont passé une semaine sans smartphone, et n’auront plus le droit de l’utiliser à l’école à partir de la rentrée. Les « moniteurs d’activité », montres connectées et objets destinés à compter les calories dépensées sont également interdits.

Le maire d'Elancourt devrait s'interroger sur les conclusions avancées par le grand quotidien du soir « de nombreuses études démontrent les effets délétères d’un usage trop important des écrans chez les jeunes enfants et que les professeurs évoquent une « guerre sans fin » contre le téléphone en classe et constatent que ce sont les élèves les plus en difficulté qui s’en servent le plus ».

Déjà, dans une tribune au « Monde », des médecins et professionnels ont sonné l'alerte sur les graves troubles du comportement et de l’attention qu’ils observent de plus en plus chez les petits. « La surexposition des jeunes enfants aux écrans est un enjeu majeur de santé publique »

Nous sommes bien évidemment favorables à vivre avec notre temps, mais dépenser autant d'argent public - jusqu’à la démesure - n’est sain ni pour nos enfants ni pour le budget de la commune.