Suite de la tribune de l'opposition parue dans "Elancourt Magazine" de décembre 2018, limitée à 1200 caractères dans sa version papier.
 

Baisse de la taxe d’habitation : les Elancourtois s’interrogent !

Le gouvernement a annoncé à grand renfort de communication la suppression de la taxe d’habitation pour 80% des ménages à l’horizon 2020. Dès 2018, 80% des foyers assujettis à la taxe d’habitation sont sensés bénéficier d’une exonération de 30%.

Rappelons d’abord les bases de cette exonération partielle pour 2018 : Elle ne concerne que les résidences principales et, pour que vous puissiez en bénéficier, il est nécessaire que vous  remplissiez deux conditions :

  • Ne pas avoir été assujetti à l'ISF en 2017
  • Avoir un revenu fiscal de référence (RFR) inférieur à un certain plafond

Les plafonds de RFR sont les suivants :

  • 27 000 € pour 1 part
  • + 8 000 € pour les deux 1/2 parts suivantes
  • + 6 000 € par 1/2 part supplémentaire.

Les avis d’imposition sont arrivés et de nombreux Elancourtois ne constatent pas la baisse annoncée et s’interrogent.

A Elancourt, 56,43% des foyers Elancourtois bénéficieront d’une baisse de leur taxe d’habitation.

Cette exonération conduit en théorie à une baisse de 30% de la taxe d’habitation pour les foyers concernés. Mais ce pourcentage est en réalité légèrement inférieur. En effet, pour toutes les communes, suite à l’évolution des bases locatives fixées à 1.2% par l’Etat dans le cadre de la loi de finances 2018, la baisse réelle de la TH n’est en réalité que d’environ 29% au lieu  de 30%.

A Elancourt cette baisse est encore plus faible ! Le Maire d’Elancourt et son équipe ont fait le choix de relever le taux de la TH de 3,02%, alors même qu’en 2015, cette même équipe avait déjà augmenté son taux de 8%.

La taxe d’habitation est un impôt injuste et une réforme en profondeur était nécessaire. La suppression totale de la taxe d’habitation à l’horizon 2021 pour tous les foyers peut apparaitre comme une bonne chose. Hélas rien n’est précisé concernant les modalités de compensation de cette taxe par l’Etat. Nous sommes inquiets sur les conséquences qu’aura à terme cette mesure pour les collectivités locales. Le Gouvernement Macron s’est engagé à compenser à l’euro près la disparition de cette recette, mais à ce jour les choses restent plus que floues et la menace demeure pour les villes de ne plus disposer des ressources nécessaires pour apporter à tous un service public de qualité. Il est vrai que le service public n’est pas la priorité de Monsieur Macron, ni d’ailleurs de Monsieur Fourgous.

Au moment où les ménages voient leur pouvoir d’achat diminuer au fil des jours, la Macronie veut-elle contraindre les villes et les intercommunalités à augmenter dans les années à venir le coût des services qu’elles délivrent, et faire supporter aux seuls propriétaires qui ont pour beaucoup des moyens modestes les augmentation d'impôt en faisant caracoler le foncier ?
 

Note :
Notre tribune sur le journal municipal est tronquée car le règlement intérieur voulu par la majorité de droite (LR-UDI) restreint les droits de l'opposition en limitant notre expression à 1200 signes et espaces. Nous compléterons donc notre information auprès des élancourtois via internet et les réseaux sociaux.