Au mois de novembre, au moment même ou vos impôts locaux se sont envolés (pour rappel + 66% pour le département et + 3% pour la ville d'Elancourt), vous avez vu sur le bulletin municipal et sur les panneaux réservés à la ville une note de gestion de 16/20.

Pire, en voulant démontrer une bonne gestion, le maire se contredit et applique une méthode dont il dénonce lui-même les effets pervers.

Mais d'où provient cette note ? Elle est émise par « l'Argus des Communes ». Mais encore ?

L'Argus des Communes est une émanation de l’association « Contribuables et Associés", fondée en 1990 par Alain Dumait. Celui-ci fut l'un des initiateurs du ‘Comité pour l'Entente à Droite’, favorable à une alliance entre la Droite et le FN. Il a appelé à voter pour Jean-Marie Le Pen dès le premier tour de l'élection présidentielle de 2002. Il a été candidat aux élections sénatoriales de 2011 en tête de la « Liste d’Union et d’Entente à Droite », notamment soutenue par le Front National.

Voilà où le maire puise cette note flatteuse : à l'extrême droite !


Les « Contribuables associés » assurent une émission hebdomadaire sur Radio Courtoisie, radio régulièrement rappelée à l’ordre par le CSA pour ses dérapages racistes. Entre deux interviews de Marine Le Pen ou du Bloc Identitaire, les « Contribuables Associés » s’attaquent à toute forme de fiscalité, aux services publics.

Les contribuables associés expliquent avoir pris comme source les chiffres du ministère des finances et ce, « dans chaque « strate » de population les communes ont été classées par ordre décroissant des dépenses totales par habitant. ».

Si les montants relevés sur le site http://alize2.finances.gouv.fr du Ministère des finances sont exacts, les classements annoncés par strates n’ont à l’évidence pas été respectés. Les contribuables associés mélangent des villes de population très différentes alors qu’ils précisent bien « communes de même taille du département ».

Mais pour l'extrême droite peu importe la rigueur car tous les moyens sont bons pour faire du buzz autour du thème sempiternel du « trop d’impôts ».

Et quelle contradiction, nous avons un maire qui augmente les impôts. Se plaint de la baisse des dotations de l'Etat (donc de la baisse de la dépense publique) et s'attribue une note qui se base sur l'opposé de ses prétentions.

Allons Monsieur le maire, sur cette partition impôts/dette/dépenses vous nous jouez une fausse note !